LVDLT #8 - Une séparation : InTheBlix et les autobots [ 1:10:00 | 76.15 MB ] Play Now | Play in Popup | DownloadSommaire
- Dropbox clarifie ses conditions d’utilisation
- Facebook + Skype = Microsoft
- Twitter est valorisé à 8 milliard
- Au cinéma: avec la présence parmi nous d’ Oliver, alias InTheBlix, du Podcast Splitscreen, nous parlerons de Une Séparation, Transformers 3 et Kung Fu Panda 2
- Le premier marathon photo de Paris
- Habille ton Geek: Votre livre pour l’été: Dictionnaire du look , Une nouvelle science du jeune, par Géraldine de Margerie, Olivier Marty; Paru en 10/2009
Animé par
Elena – Guillaume – Julien – Pascal – Olivier
Musiques
- Intro: Crack a Bottle – Eminem, Dr. Dre, and 50 Cent – Relapse
- Outro: Eight Miles High – The Byrds


Quelle bonne idée d’avoir invité ce cher Intheblix et de parler de ce très beau film qu’est Une séparation. Ce film m’a totalement transportée et la justesse du jeu m’a beaucoup émue. Ce film pose énormément de questions et ne glisse jamais sur la pente glissante du jugement moral. Bref, si vous passez devant un cinéma qui le passe encore, foncez dans la salle !!
Je ne peux que plussoyer avec Astiera en ce qui concerne la présence d’Intheblix: sa présence a apporté un « plus » cinéphile indéniable (et puis bon, quoi, sans lui, vous n’auriez dit que du bien de Transformers III
)
Pour ce qui est d’Une Séparation, vous avez réussi à me faire regretter de ne l’avoir pas vu… (ou presque)
En bref un très très bon épisode (dommage pour l’annonce du marathon photo 2 jours après l’événement)
Merci pour vos commentaires.
La présence d’Olivier, @inTheBlix, à nos cotés, fut un véritable plaisir que nous avons tous hâte de renouveler.
En ce qui concerne Transformers 3, je dois avouer ma satisfaction à écouter Olivier donner un avis qui me conforte dans mes préjugés pour ne pas voir ce film…
Et pour Une Séparation, le site d’AlloCiné propose plus de 300 salles pour aller le voir. Tu n’as donc plus aucune excuses et nous attendons ton retour avec fébrilité!
Pour conclure, le marathon photo de Paris a bien failli être coupé au montage pour des raisons évidentes. Hormis les divers incidents qui ont retardés l’enregistrement, il y a deux semaines; puis le montage, terminé mercredi dernier et écrasé dans la foulée. Le sujet était devenu totalement hors sujet; nous avons choisis dans maintenir une version courte, pour son effet comique.
Je viens de voir le film précédent d’Asghar Farhadi, A Propos d’Elly et il est du même niveau qu’Une Séparation. On y retrouve le thème du mensonge et une intrigue poignante.
ahlala j’adore vos critiques de films! Mais bon, bien essayé, avec les références au cinéma néo-réaliste italien d’après guerre j’ai faillit craquer mais non je ne crois pas que j’irai voir Une séparation. Sur Transformer 3 et Battle of LA trop vrai! J’ai vu le 2ème et quand j’entend « Marines don’t quit » je bugge complètement, impossible de garder son sérieux. Et il faut vraiment que j’aille voir Kung Fu Panda 2 (Jack Black rulz alors ce sera la VO pour moi). Vive les films popcorn avec du caramel autour!
Bonjour,
Je reviens sur la partie du podcast traitant de la levée de fonds par Twitter. On y trouve un superbe raisonnement circulaire, magistralement exécuté par Julien ;-p
Twitter vaut 8 milliards dis-tu. Ils ont levé 400 millions. Tu calcules que cela représente 5 % de la valeur (o/). Et c’est là que tu refermes le cercle et disant que puisque les investisseurs ont accepté de payer 400 millions pour 5 % de Twitter, cela valorise donc Twitter à 8 milliards. Or, nulle part dans ta présentation tu n’as indiqué que ces dits investisseurs avaient accepté d’injecter l’équivalent de 5 % de la valorisation.
Soit, c’est un oubli (je n’ai pas vérifié si le communiqué de presse mentionnait cette valeur) et ton raisonnement est valide, soit cela n’a pas été dit et ton raisonnement n’est bâti sur aucune donnée externe et se trouve donc être un raisonnement circulaire.
Cela illustre très bien le grand problème auquel sont confrontés certains acteurs majeurs du net, le hiatus entre leur valeur virtuelle (ou affective) vu du côté des utilisateurs et leur valeur financière réelle vu du côté des chiffres présents en bas du bilan.
Twitter ne peut perdurer dans sa forme actuelle s’ils n’injectent pas régulièrement du cash dans leur trésorerie. Soit ils trouvent un moyen de monétiser leur business, soit tôt ou tard, ils se trouveront en situation de banqueroute. L’injection régulière de cash devenant de plus en plus difficile par effet de dilution dans une valorisation qui ne s’appuie sur rien de tangible. C’est une fuite en avant qui risque de conduire à l’explosion d’une nouvelle bulle. Difficile de ne pas faire un parallèle avec la crise de la dette qui montre bien qu’un jour les investisseurs ne veulent plus acheter des produits qu’on leur présente comme des arbres qui pousseront jusqu’à la lune.
Pour passer à quelque chose de plus positif, je vous félicite pour votre podcast que j’ai découvert il y a peu de temps et dont je viens de rattraper le retard d’écoute depuis son commencement.
Gwodry
Cher Gwodry,
L’annonce a été faite par le NewYork Times (cf http://dealbook.nytimes.com/2011/07/07/investment-values-twitter-at-8-billion/). Donc à la base pas de raisonnement circulaire …
Si tu cherches à dénoncer que le verre que je tiens en mains ne vaut pas les 150 000 euros que me l’a payé Guillaume, j’entend ton raisonnement, mais notre système financier est basé sur ce modèle qui peut parraitre pervers de prime abord, mais permet aussi aux sociétés de developper de l’innovation…
Je te remercie de nous écouter et à tres bientôt
Julien
Cher julien,
Merci de ta réponse, mais mes oreilles ne sont encore qu’en 1.0.
Elles me permettent d’entendre, entre autres, ta douce voix, pas d’intercepter les billets du New York Times.
J’ai donc utilisé mes yeux, en 1.0 aussi, pour lire le billet que tu cites.
Le rapport de 40 pour 1 est bien cité, mais je ne vois pas de lien clair entre cette transaction et la valorisation de Twitter.
Je t’absous donc du pêché de raisonnement circulaire (allez en paix mon fils ;-p)
Mais j’invoque encore les foudres du ciel pour pêché de raisonnement circulaire à l’encontre du rédacteur de ce billet.
Pour paraphraser l’histoire du mouton dont un côté est noir, je dirais que si 5 % (retenons cette quantité qui pourtant n’a pas été justifiée) ont trouvé preneur cela ne signifie pas que 100 % vaudront 40 fois plus si ces 100 % venaient à arriver en une fois sur le marché.
Tu l’as toi même évoqué un peu plus loin dans le podcast, mais le prix d’une entreprise est difficile à évaluer selon que l’on achète des parts sociales et/ou des droits de vote. Je ne connais pas bien le droit commercial français, et encore moins celui des Zétats Zunis et j’ignore quelle est la structure du capital de Twitter : actions, pas actions, cotation sur une place boursière ou non mais je ne suis pas sûr que cela établisse définitivement le prix de twitter.
Je retiens bien ton exemple dur verre que tu as réussi à vendre 150 K€ et je souhaiterais des explications car j’ai bien essayé d’en vendre un (peut être un peu différent du tiens, tu ne l’as pas montré) toute la matinée, et je n’ai pas réussi à trouver preneur.
[Mode Candide=ON] Comment cela se fait-il ?[Mode Candide=OFF]
D’après toi, dois-je diminuer mes prétentions, où as tu un secret ?
Je penche pour la deuxième solution.
A mon avis, tu as du réaliser ta vente lors de votre dernier voyage dans la Valley, et c’est la conjonction de deux facteurs et pas d’un seul qui a permis cette valorisation. La bàs, on trouve des gens qui acceptent de payer 150 K€ un verre là où partout ailleurs le chaland te rira au nez si tu lui propose cette transaction.
Il en est en économie comme en physique, les règles qui régissent l’ultra grand ne sont pas transposables dans l’ultra petit. Ce qui est vrai pour le Grand Julien n’est pas vrai pour le petit Gwodry. Je laisserai chacun décider si cela est juste ou pas.
Tu finis ta réponse en disant que ce système peut paraître pervers de prime abord, mais permet aussi aux sociétés de développer de l’innovation…
(Sans en faire une règle générale) à quel moment Twitter a-t-il été innovant ? Quand il valait 8 G$ ou quand il ne valait rien ?
Je crains que justement ces valorisations de folie ne freinent l’innovation en attirant les fonds vers quelques grosses structures au détriment des jeunes pousses.
Combien des mastodontes nés dans la première décade du siècle pourront lors de leur 150ème anniversaire présenter autant de brevets qu’IBM.
Je ne suis pas un amoureux de Bigblue, mais c’est une entreprise qui a écrit son histoire en même temps qu’elle écrivait une partie de l’histoire de l’informatique. Je crains fort que la bulle qui se crée autour de certaines valeurs de la Valley ne conduise les investisseurs vers de cruelles déconvenues.
Notre système financier est ce qu’il est. Certaines de ses évolutions sont plus des dérives qu’autre chose.
Gwodry
qui ne demande qu’à écouter encore et encore…
Et la balise qui ne marche pas comme je le souhaitais
Elle devait encadrer la citation du New York Times . La voici:
« According to his analysis, the company makes about $200 million a year from online advertising and is close to profitability. At those levels, Mr. Maher said, a valuation of $8 billion — or roughly 40 times sales — is difficult to justify. »
La lecture reprend ensuite dans l’encadré ci dessus.
(fixed)